Roger FOISSAC dans la ville du détroit

Dar D’Art Gallery Tanger en partenariat avec « Shannaz Concept Art Gallery » Casablanca accueillera dans ses cimaises une exposition de l’artiste peintre :
Roger FOISSAC
C’est un pèlerinage haut en couleur qui s’annonce lors du vernissage qui se tiendra vendredi 14 décembre à partir de 18h30 .
La découverte des oeuvres de Roger FOISSAC est un Rendez-vous incontournable qui perdure chez « Shannaz Concept Art Gallery ». L’engouement rencontré envers son travail par les amateurs et les collectionneurs n’a cessé d’affluer, un triomphe enregistré par un grand nombre de visiteurs a confirmé la noblesse de son art. Une Monographie de ce parcours artistique est en cours de réalisation.
Son pinceau et son coup de crayon inné lui confèrent une place parmi les élus. Il sera un prodige parmi les grands maîtres du pinceau avec qui il expose durant les années 40 et 50 et pour citer José CRUZ-HERRERA, Henri PONTOY, SCHMIDT.
Grâce aux archives conservées par sa fille Germaine FOISSAC GUIDON, un précieux trésor qui a permis de réaliser à travers, un fil conducteur, une traçabilité de l’artiste.
Nous avons pour constat d’affirmer que sa fréquentation avec ces triomphants était avéré.
C’est à partir de 1943 qu’il met en scène ses dessins et toiles avec quelques expositions individuelles et rejoint plus tard l’association des artistes indépendants où il fût vice président et entame des expositions collectives avec les artistes citées.
En 1946 pour le VIIème salon des artistes indépendants il est au côté d’ Edmond VALES qui est professeur de dessin au Lycée POEYMIREAU de Meknés ,et en 1948 , pour le VIIIème salon la même fourchette d’artiste est au rendez-vous. ..
L’année suivante pour le IXème salon il expose avec Odette BRUNEAU.
Au XVème salon des indépendants de 1957, Farid BELKAHIA fait partie de l’exposition où il est à ses débuts.
Mais pourquoi n’a-t-il pas émergé comme ses amis maîtres ?quel était le talent d’Achille de cet artiste ressuscité ?d’après les dires de sa fille « papa n’était pas mondain, sa fougue pour le dessin l’emportait plus que tout , son but ultime était de peindre tous les jours pour le plaisir de créer, encore et encore juste pour la magie de cet acte et jamais à des fins mercantiles !d’où des œuvres demeurées en quarantaine dans des coffres dont le trésor s’est vu rejaillir avec une collection de nus impressionnants, des toiles minimalistes, des scènes orientalistes avec des arrêts sur image sur ce Maroc authentique qui nous rappelle que cette terre de lumière a été au service de ces artistes retraçant des scènes de vie quotidiennes avec un coup de pinceau juste et simple.
Cet artiste génial oubliait donc d’exhiber son talent, était-il effrayé de sa célébrité ? Son destin est aussi insolite que son parcours inattendu.
Suite à une discorde avec son paternel, à l’âge de 19 ans il quitte le cocon familial sur un coup de tête et prend le 1er bateau vers l’Afrique. Le port de Casablanca l’accueille, il jette son ancre et s ‘y installe.
Ce pays ne le lâche plus, il y restera jusqu’ à sa quatre-vingt sixième année où il fût inhumé.
Roger FOISSAC foisonnait de créativité et de style et comme une cerise sur un gâteau le regardeur savoure cette douceur maintenant!! Il fait parti de ces élus pour qui les lettres de noblesses s’attribuent à titre posthume.

Ghyzlane EL BOURY.

Oeuvres: