Abdelkader MELEHI (1966)

Les premiers travaux de Abdelkader Melehi traduisent d’abord le désir et la volonté de rester dans la peinture proprement dite, dans l’espace de son originalité et de son langage, échappant par là à l’attrait irrépressible de sa génération pour le conceptuel, l’installation ou de toute autre démarche signifiant la fin de la peinture. Abdelkader Melehi peint, anime la surface de la toile, lui imprime à la faveur d’une certaine monochromie et signes intégrés un relief, des vibrations, des pulsations.
Dans un deuxième temps A. Melehi aborde une nouvelle expérience qui constitue un geste d’audace, car taillées dans le même tissu ou mieux à partir de matériaux peints, il livre de véritables sculptures. Sa démarche relève d’un hommage à la vie et à sa puissance de renouvellement perpétuel, dans la curieuse et authentique perception de la matière rendue tel l’effet de peau, relief et consistance. Sa technique est en effet un mélange de colle acrylique, colle animale (peau de lapin), de henné et de pigment sur support toile ou papier ou les deux ensemble. Ses toiles peuvent être parcourues par des lignes innombrables ou représenter des formes brisées (thème des jambes, l’une tendue, l’autre repliée ou deux personnages marchant mais vus des jambes.

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