Mohamed MRABET (1936)

Mohammed Mrabet naquit dans les montagnes du Rif du Maroc en 1936 Durant son enfance ses parents qui étaient membres de la troupe Temsamani, ont dû s’installer à Tanger suite à des famines successives. Mrabet grandit dans un milieu pauvre où il est passé par plusieurs travaux manuels. Il rencontra Paul Bowles en 1960 et devint graduellement son nouveau protégé, un auteur de talent et peintre de génie.
Mrabet est plus connu pour être un conteur qu’un peintre. Ne connaissant pas l’anglais, il dédia plusieurs nouvelles à Bowles pour les traduire et les publier. Parmi ces nouvelles on trouve love with a few hairs, (1967) ; Harmless Poisons, Blameless sins, (1976) ; Look and move on, (1976) ; The big mirror, (1977) ; The boy who set the fire,(1974) …
Mrabet est un peintre primitif-abstrait naturel. Il y a quelque chose d’aborigène presque australien dans son travail, bien qu’il manque l’innocence naturelle, la spontanéité et l’invention que l’on associe invariablement à un tel art.
Sa palette est souvent dure et discordante, avec des nuances vives de rouge et d’orange juxtaposées contre la turquoise stridente ou violette vibrante, alors que son thème répétitif de la main tatouée de fatima est, après tant d’années, rassis et manquant d’invention artistique. Assez curieusement, et sûrement digne de commentaire, il y a une certaine similitude entre le style de Mrabet et celui du peintre britannique, Scottie Wilson (1888-1972).
En 2002, il a fait l’objet d’une importante rétrospective à l’Institut Cervantes de Tanger. Il est représenté dans la collection McBey du Musée de la légation américaine de Tanger et dans des collections privées au Maroc et dans le monde entier.

Andrew Clandermond & Terence MacCarthy

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