Rima FARAH

Lorsque Mohamed Bouazizi, le vendeur de légumes Tunisien, est décédé le 4 janvier 2010, il a créé un moment qui a défini un désir de changement dans le monde Arabe. Ce fut un nouveau départ dans lequel les frontières entre les gens, les Etats, les classes et les groupes d’âge, sont apparues redessinées, les aspirations redéfinies.
Au cours de cette période de lutte, j’ai commencé à écrire intensément, presque fiévreusement, sur papier, plâtre, argile et toile, comme une réponse à des événements qui continuent à ce jour. J’ai réalisé que ce travail était une protestation contre l’humanité et la souffrance. Mon silence éternel et mon aspiration à une paix spirituelle ont été brisées et je me sens une prisonnière comptant les jours jusqu’au moment où l’on ne ressentira plus le besoin de détruire systématiquement nos frères et voisins.
Mes pièces récentes sont principalement en argile, robustes et fragiles. Chaque pièce est connectée à l’esprit humain, comme nous le sommes tous entre nous. Dans l’unité, nous pouvons offrir compassion, justice et libération.

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